Devant les profondes blessures que la tempête Xynthia a laissée sur nos côtes, on ne peut que constater que nous ne sommes vraiment que peu de choses face à la colère des éléments. Et pourtant, ce qui différencie notre espèce des autres animaux que l’on trouve sur terre, est avant tout notre capacité de réflexion, qui nous permet de tirer des leçons des épreuves que nous vivons. Et malgré la présence de la douleur de ceux qui ont perdu des proches ou connut des pertes matériels irréparables, nous devons dès maintenant nous pencher sur ce qui aurait pu être évité, et sur les moyens d’anticiper un tel événement qui peut encore se reproduire dans un avenir malheureusement trop proche.
Je vis à Saint jean de Liversay, à 20 kms de Charron, l’une des villes qui a payé un lourd tribut à cette tempête. Mes parents vivent encore à Aytré, où j’ai passé toute mon enfance, et qui est aussi une ville qui a beaucoup souffert de Xynthia, faisant plusieurs morts dans sa population. Je me sens donc particulièrement concerné par cette catastrophe qui nous a frappé, mais je pense aussi que le fait de l’avoir vécu de près, permet d’être à même de prendre du recul pour voir objectivement ce qui nous a manqué et ce que nous aurions pu faire pour passer ces épreuves dans de meilleures conditions.
Tout d‘abord, et d’un point de vue collectif, tant que nous ferons passer en priorité le bien-être de quelques-uns au détriment de la communauté, il ne faudra pas s’étonner que tout le monde souffre de ces erreurs. Lorsque l’on voit dans l’île de Ré qu’un particulier déposa un recours en justice car le relevage d’une digue lui bouchait la vue sur la mer qu’il avait depuis sa maison, on est en droit de se demander comment un tribunal a pu lui donner raison, et ordonner la destruction de la digue en question !! Cette digue qui aurait pu sauver de nombreuses habitations, y compris la sienne…
Comment des municipalités peuvent encore laisser des promoteurs construire au bord des plages, alors que l’on sait que la mer monte et que d’ici à quelques dizaines d’années, ces côtes seront sous les eaux ? (Voir pour infos un simulateur de montée des eaux sur ce site : http://flood.firetree.net/ ).
Il est évident que nous ne pouvons pas compter sur nos élus en ce qui concerne l’anticipation et la sécurité, il nous faut donc compter un peu plus sur nous-mêmes. Ce sera donc le choix du lieu de vie qu’il faudra privilégier avant tout, en définissant comme zone de construction (ou de location) un endroit hors de danger, du moins le plus sécurisé possible.
En effet, contre une mer qui submerge une habitation, même l’anticipation ne peut pas faire grand-chose, si ce n’est prévoir un étage (ou un grenier) où seront stocké du matériel de première nécessité (réchaud à gaz, groupe électrogène, nourriture), mais aussi des couvertures et des vêtements chaud, des poêles à pétrole, et pourquoi pas des batteries spéciales comme on trouve en nautisme, sur lesquelles on pourrait brancher un congélateur, par exemple.
Mais ceux qui ont vécu la tempête ont pu remarquer que, même s’ils n’avaient pas d’eau chez eux, ont vécu tout de même des désagréments qui auraient pu être évité. Le plus important de ceux-là, je pense, c’est la coupure d’électricité qui a plongé dans le noir près d’1 millions de foyers. D’ailleurs, en allant au-delà de la tempête, l’actualité nous a encore montrée avec les chutes de neige dans le sud de la France, à quel point nous étions dépendants de la fée électricité. Lorsqu’une maison dépend à 100 % du réseau électrique, une coupure d’électricité de 48 heures peut s’avérer rapidement catastrophique. Voyons voir les problèmes occasionnés, et leurs remèdes :
- Premier problème du tout électrique, si une coupure survient en plein hiver : le chauffage. Une maison se refroidit très vite, et les nuits peuvent paraître parfois plus fatigantes que reposante, lorsque l’on a froid. Quelque soit notre mode de chauffage, s’il dépend de l’électrique, il faut TOUJOURS prévoir un moyen de chauffage différent, ne dépendant pas de la même source énergétique. Ce n’est pas lorsque la coupure est là qu’il faut se ruer dans les magasins de bricolage pour acheter un poêle à pétrole, par exemple ! Car vous avez de grandes chances d’arriver trop tard. Penser toujours à prévoir ce genre d’investissement… quand tout va bien ! Et surtout, dans le cas d’un poêle à pétrole, ayez un bidon de réserve, car si votre coupure tombe un dimanche, il faudra attendre le lundi pour faire le plein, si cela est encore possible… Bien évidemment, ne négligeons jamais d’avoir de bonnes couvertures chaudes, en sécurité en haut d’un placard.
- Second problème, les congélateurs. Là encore, nous dépendons énormément de cette merveilleuse invention à double tranchant. Mais dès qu’une coupure de courant survient, si elle dure plus de 48 heures, c’est parfois des semaines de réserves de nourriture qu’il faut immédiatement cuisiner (encore faut-il ne pas avoir de plaques électriques !). Nous devons réapprendre à faire des conserves, faire sécher la viande pour la conserver, ou la saler. Nos ancêtres n’avaient pas de congélateurs, et ils s’en sortaient très bien… Toute la technologie moderne doit être considérée comme un appoint, et non comme une finalité.
- Troisième problème, faire chauffer la nourriture. Je l’ai sous-entendu plus haut, si l’on est équipé que de plaques électriques (ou vitrocéramique, ou induction, enfin bref, du matériel de cuisine électrique), manger quelque chose de chaud (surtout en hiver !) va vite devenir un casse-tête majeur ! Ayez donc toujours un ou plusieurs réchauds à gaz, avec plusieurs cartouches d’avance, et des allumettes ou briquets ! Ca ne paraît pas comme ça, mais ça résout bien des problèmes…
- Un autre « petit » inconvénient se situe au niveau des volets électriques, des portails électriques, et tout ces « à-côtés » de la domotique. Un portail électrique sans moyen autre qu’un bouton pour l’ouvrir, coincera votre voiture dans votre jardin pour tous les temps de la panne (rigolez pas, je l’ai vu chez un voisin ! ). Des volets électriques, là encore sans moyens manuels pour les ouvrir, plongeront vos journées dans le noir si la panne s’est produite durant la nuit. Autant dire que vous ferez à ce moment-là une surconsommation de bougies ou de lampes à piles. D’ailleurs au sujet de l’éclairage, n’hésitez pas dans la construction de votre maison, à installer un appareillage en 12 Volt relié sur batteries lesquelles seront reliées à un petit panneau solaire. Vous aurez de l’éclairage en toutes situations et en tous temps ! Et puis ça risque de faire aussi baisser vos factures électriques… En attendant, prévoyez lampes, bougies, et pourquoi pas ces diverses lampes à manivelle (à dynamo) écologique et économique.
Comme vous le voyez, notre dépendance à l’électricité (comme toute dépendance, d’ailleurs) cause aussi nos plus gros problèmes. Anticiper ces questions, c’est se préparer à l’avenir. Et croyez-moi, en temps de crise, lorsque tout cela est évité, la situation devient bien moins inconfortable.
Parmi les autres problèmes survenus durant la tempête, certaines routes furent coupées, isolant totalement certains habitants du reste du monde. Prévoir des réserves de nourriture (et pas que !) pour plusieurs jours, voir plusieurs semaines, vous permettront d’attendre patiemment que la situation se rétablisse et vous permette d’aller refaire… vos réserves !
Encore une fois, contre l’eau qui envahit votre maison, il n’y a pas grand-chose à faire, si ce n’est choisir un meilleur emplacement. Dans tous les cas, une fois votre lieu d’habitation choisie, dirigez-vous vers une autarcie énergétique d’abord, mais aussi alimentaire en faisant pousser votre potager, en élevant quelques poules, vous garantira de bien des déboires. Je vais tâcher, dans les prochaines semaines de mettre quelques articles « pratiques » sur ces sujets. En attendant… préparez-vous !

Ne trouvez-vous pas étonnant que Sanofi-aventis ait investi 100 millions d’euros pour construire une usine de vaccin grippal saisonnier et pandémique au Mexique (communiqué de presse de Sanofi-aventis du 9 mars 2009) ?
Mais les risques ne se limitent pas là.
La grande question qui se pose aujourd'hui est de savoir si ce pic a été atteint, et si nous sommes aujourd'hui dans la phase descendante de la courbe, vers une baisse considérable de notre exploitation du pétrole qui va, dans les années, voire les mois qui viennent, nous conduire vers une situation de crise bien plus importante que ce que nous annoncent les médias. Ma réponse est oui, nous avons dépassé ce pic depuis 2008, et nous avons même déjà commencé à en subir les conséquences. Sur quoi je m'appuie pour cette affirmation ? Voici quelques éléments de réponses à prendre en considération :






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